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En croisant une illustrations d'Egypte antique sur les cônes parfumés servant pour les fêtes, j'ai eu envie d'appliquer ce produit à l'activité et au mode de vie de Port Ouadjourat, dont un quartier important abrite des expatriés artlandais, ou Farseeren. Il s'agit donc d'un exemple d'interaction dans les comptoirs et colonies entre les Artlandais et les habitants des environs, et puis d'illustration du type d'artefacts plus ou moins enchantés qui existent dans l'univers.

Deux artefacts exotiques

Cône parfumé

Accessoire essentiel des fêtes, le cône parfumé est une petite construction qui mêle une base grasse et des produits odoriférants. Les meilleurs parfumeurs proposent des créations originales usant de notes de fruits, fleurs et épices : agrumes, cannelle, vanille, rose, jasmin… À l’occasion d’une fête, l’hôte achète autant de cônes qu’il a d’invités et leur offre à leur arrivée. Il s’agit donc souvent d’avoir un thème parfum par fête.

L’usage traditionnel consiste à porter ces cônes sur la tête tandis qu’ils fondent doucement, dégageant leur parfum dans l’atmosphère et offrant par ailleurs un soin onctueux pour la chevelure et la peau. Le maintien gracieux qu’impose le port de cône fait parti du charme de ces fêtes d’un style ancien.

Les Artlandais, quoique charmés par la senteur délicate des cônes, n’en sont pas moins réticents à l’idée d’être dégoulinant de graisse, surtout en public, sans compter les difficultés pour nettoyer les taches sur les vêtements ensuite… Ils ont ainsi pris l’habitude d’acheter ces accessoires pour les déposer dans de jolies coupes ou des brûle-parfums, bref, ils sont en recherche constante de solutions pour trouver un usage finalement plus quotidien, moins extravagant ou cérémoniel des cônes parfumés. Les parfumeurs se sont adaptés à cette nouvelle demande et modifient les dosages, parfois aussi les formes pour les faire correspondre aux goûts et habitude de cette nouvelle clientèle. Cette mode, entre tradition et modernité étrangère, tend à se diffuser, comme un symbole, un marqueur d’attachement aux valeurs des artlandais qui paraissent ici terriblement exotiques. Les Farseeren, expatriés artlandais et assimilables, ayant souvent des activités liées de près ou de loin au commerce et à l’échange, organisent l’export de ces produits qui sont revendus dans les grandes villes artlandaises, en particulier Liberté et Dôme, comme produits de luxe, auréolés d’une aura mystique due à leur origine lointaine et exotique. Les occultistes artlandais s’en servent principalement pour les exorcismes et des pratiques dites de « magie blanche », convaincus, à tort ou à raison, que les parfums de Ouadjourat ont une bien plus grande efficacité que d’autres substances comparables. La mode de l’orientalisme frappe sans distinction d’irrationalité.

Techniquement : Un cône parfumé, comme par ailleurs tout parfum, est utilisable comme protection contre les "mauvais" esprits, et donc en réalité, les occultistes artlandais qui croient que les parfums d'importation sont plus efficaces, se trompent. D'ailleurs, ces cônes parfumés sont réalisés pour l'export dans des manufactures tout à fait banales. En revanche, l'investissement émotionnel dans ces accessoires peut, lui, avoir un effet positif concret, mais c'est en quelque sorte le résultat d'un enchantement involontaire du propriétaire qui les a longuement stockés en l'attente d'une occasion à la mesure de leur prix !

Le coffret bleu de fraîcheur

Les artisans proposent volontiers le coffret de luxe, permettant de stocker les cônes parfumés dans de bonnes conditions, sans risquer qu’ils fondent avant l’usage voulu. Ces boîtes en bois et peintes de motifs végétaux sur un fond dont les notes dominante sont souvent un bleu-vert d’eau doux, sont connues pour être remarquablement isolantes, capable de garder les cônes, ou d’autres denrées, au frais. Il s’agit du résultat d’un savoir-faire dont le secret est jalousement gardé et qui mêle choix des matériaux, du revêtement, et enchantements.

Enchantements. Les inscriptions en style hiéroglyphiques ne sont pas là seulement pour des raisons esthétiques. Elles visent en premier lieu à garantir le contenu contre les mauvais esprits, ce qui s’explique par le fait qu’à l’origine, les cônes parfumés étaient utilisés dans un cadre religieux. Il y a également pour fonction de générer un léger froid à l’intérieur. Ces enchantements sont de faible ampleur. Il est nécessaire pour en tirer profit de maîtriser quelque peu les Mystères (Occultisme, Magie…), sans quoi le coffret est juste un bon isolant.

Techniquement : Le possesseur du coffre doit avoir au moins un N1 en Mystères (Occultisme…) et active un sort d’Altérité (Création) inscrit qui permet de garder le contenu au frais. Pour ce faire, il doit infuser et suspendre 2pt de magie aussi longtemps qu’il souhaite bénéficier de l’effet. Son total de magie est amputé d’autant tant que l’effet est actif. Pour obtenir une glacière, prévoir de suspendre 9pts de magie et avoir un N3 en Mystère (Occultisme) ; compter 25pts de magie et N4 pour un grand froid.

Wikimédia Commons -  The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei. DVD-ROM, 2002. ISBN 3936122202. Distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH.

Wikimédia Commons - The Yorck Project: 10.000 Meisterwerke der Malerei. DVD-ROM, 2002. ISBN 3936122202. Distributed by DIRECTMEDIA Publishing GmbH.

Tag(s) : #Civ - Artland, #Civ - Sables et Encens