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C’était étrange de se retrouver là, à quatre dans le salon des appartements de Madame Allicinde de la Tour Blanche. L’endroit était confortable et agréablement éclairé grâce à quelques lampes en verre soufflé de couleur à l’intérieur desquelles brûlait une chandelle. Il y aurait eu la place pour tenir une réunion à dix sans se sentir encore trop à l’étroit. Trois grandes fenêtres avec leurs bancs taillés dans le mur, une grande table assez massive pour qu’on puisse se demander comment elle avait pu passer la porte telle quelle, plusieurs sièges recouverts d’une tapisserie de velours aux motifs fleuris, un canapé assorti et un buffet aux moulures sculptées.

« Je vous en prie, prenez place, commença Allicinde. Si vous souhaitez vous désaltérer, n’hésitez pas à vous servir, les carafes contiennent de l’eau et du vin, malheureusement loin d’être frais, les biscuits sont ceux que vous connaissez de Madame Peuplier.

- Aucun risque que l’un ou l’autre ne soient empoisonnés j’imagine ? lança Violette à demi sérieuse.

- Vous m’en verriez fort étonnée, répondit la propriétaire des lieux. Je ne fais pas que fermer ma porte quand je ne suis pas ici.

- … Quelque glyphe d’alarme ou de piège j’imagine ? proposa Violette

- Quelque chose dans ce genre. D’ailleurs, je me dois de vous dire que vous m’avez étonnée. J’étais loin d’imaginer que vous aviez ces talents ! Lucas avait bien parlé de votre visite des bureaux de ce pauvre Honau, mais il avait semblé dire qu’il avait subtilisé la clef lui-même et vous avait entraînée malgré vous !

- Lucas ? manqua de rire Violette. Mais en fait, tu es un véritable gentleman !

- Qu’est-ce que tu croyais ? bafouilla à demi Lucas embarrassé de la manière dont il avait travesti la vérité.

- Sauf que tu m’as lamentablement grillée tout à l’heure en me demandant de crocheter la serrure ! Ah mon pauvre ami, tu es loin de faire un bon craquelin ! Ça viendra peut-être avec le temps, mais tes réflexes de « noblesse oblige », ça te jouera des tours un jour, le taquina Violette. Pour vous répondre Madame… En fait, ne le prenez pas mal, mais je ne tiens justement pas à m’étendre sur le sujet. Posons que je n’ai jamais eu l’intention d’utiliser mes modestes talents illégaux par ici, jusqu’à ce que ce brave comte vienne me débaucher.

- Madame de la Tour Blanche, vous avez été agressée tout à l’heure, reprit Arsin, déterminé à remettre la conversation sur son sujet initial. Savez-vous pourquoi ?

- Avant de vous répondre, faisons simple, appelez-moi Allicinde, nous n’en sortirons pas si nous devons nous interpeller constamment avec des patronymes interminables. En tous cas nous sommes deux à en porter de tels et comme vous, je souhaite que nous avancions efficacement.

- Facile, répondit avec légèreté Violette en croquant dans un biscuit, un verre d’eau à la main, nous rattrapons ce misérable rat de Phenal et je lui fais manger les pissenlits par la racine. Je ne sais pas vous, mais moi, au fond, je m’en moque de ses motivations financières ou politiques. Ce que je n’apprécie pas en revanche, c’est qu’un sale type de son genre hésite entre me faire venir dans son bureau après les heures de cour et tenter de me rebâtir dans la foulée de ses règlements de compte généraux.

- Il y a bien plus grave, intervint Lucas, si je ne me trompe pas… Madame, c’est pourquoi je venais vous voir quand M. Thibotin vous agressa… Mais en réalité, j’ai au moins fait erreur sur un point, je croyais que Violette se trouvait dans le dédale de grotte sous Aven.

- Depuis quand y’a-t-il un labyrinthe par là-bas ? Cette région est un vrai fromage nain, des trous partout. Presque plus de trous que de fromage d’ailleurs… songea Violette à haute voix.

- Mon hypothèse est la suivante, reprit Lucas. Tout à commencé quand le Pr. Phenal a découvert, d’une manière ou d’une autre que la ville d’Aven devait son nom à un aven justement, un puits naturel menant à des réseaux de grottes qui ont dû servir en temps de guerre pour la population se cacher de ceux qui mettaient à sac leur cité. Je me demande s’il n’aurait pas pu l’apprendre en étudiant l’histoire d’Élisabeth, cette étudiante de Vangrance, morte dans l’étang voilà une vingtaine d’année en pleine folie de chasse aux sorciers. Phenal est quelqu’un d’intelligent et de calculateur, tout semble l’indiquer… Il a compris que le professeur Thibotin pourrait lui être d’une aide quelconque…

- Thibotin était obsédé par le mystère du Deuxième Cadran, l’interrompit Allicinde. Il aurait fait n’importe quoi contre la garantie de pouvoir publier *LA* réponse ultime et absolue à ce mystère.

- … Posons donc, reprit Lucas, que Phenal s’est assuré d’une certaine façon la loyauté de Thibotin. Celui-ci connaît bien l’histoire locale. A partir d’informations à première vue inintéressantes, il a dû deviner l’emplacement d’un ancien passage souterrain entre la ville d’Aven et des grottes des montagnes immédiatement avoisinantes. J’ai lu une fois que certains passages naturels pouvaient s’étendre sur plus de deux cents kilomètres de tunnels ! Alors pourquoi pas une quinzaine de kilomètres relativement praticable pour une petite troupe ? Ce serait vraiment un bon moyen de prendre la ville d’assaut !

- Mais bien sûr, seul, il ne pourrait pas tirer profit de l’information, remarqua Arsin.

- Non, bien sûr, approuva Lucas. Tout ça a dû se passer une poignée de mois avant l’organisation du pseudo séminaire de cet été, sans quoi Phenal n’aurait pas pu jouer de sa persuasion pour faire venir une poignée de gens de Silvenige. Les tractations ont déjà dû commencer plus tôt…

- Je crois me rappeler qu’il est parti pendant trois semaines vers septembre dernier, murmura Allicinde. C’était en plein dans la période de préparation de la rentrée, cela m’avait étonnée, mais après tout, il pouvait fort bien avoir des affaires de commande de matériel à régler à Aven et à Passifloriane. En soi, ce n’était pas choquant…

- Certes non, s’apprêta Lucas de continuer…

- Oui, bon, on a compris, s’impatienta Violette. Nous savons que Phenal est une raclure à langue de serpent. C’est un fait. Il a arrangé son affaire pour que le gars de Silvenige ramène sa fraise. Mais il y a une puce qui me démange : le pauvre vieux Honau a été refroidi avant l’arrivée des lascars de Silvenige. Donc, à peu près deux jours avant, une troupe de grives à louer était déjà aux ordres, prête à se faufiler dans les recoins les plus obscurs et humides du paysage. Moi, j’aurais cru que ce Lucinde de Silvenige était une sorte de superviseur,  qu’il venait ici pour voir si les infos de Phenal valaient la peine, si son coup pouvait être joué… Au lieu de quoi, il était déjà enclenché !

- Je m’avance peut-être, dit Arsin doucement, mais se pourrait-il qu’il y ait un lien de conjuration avec Omen, ce démagogue d’Aven dont on parle tant ces dernières semaines ? Phenal sert d’homme de liaison à Silvenige, il organise tout ici. Mais c’est aussi quelqu’un de prudent et qui aime tenir toutes ses affaires. Je l’imagine bien enquêter par curiosité dans un premier temps. Puis il fait le lien entre la tension à Aven, la politique discrètement expansionniste des Rauchendenstein de Silvenige. Ceux-ci cherchent à installer des gouvernements locaux qui leur sont favorables, mais surtout, que ça ait l’air d’être un coup d’état issu du désir du peuple de changer de tête. Si on regarde sur une carte les différentes villes et bourgades fortifiées qui ont tendances à avoir des velléités d’autonomie, et sans doute à terme d’indépendance par rapport à Passifloriane, on se rend compte qu’elles sont placées sur des routes commerciales secondaires mais pouvant devenir stratégiques. Surtout dans l’optique finale d’une conquête pure et simple de Passifloriane.

- Rien que ça ? toussa Violette

- Oui, confirma Allicinde. Tant que le roi de Silvenige est porté disparu et probablement mort, c’est le duché de Rauchendenstein qui a, je crois, le plus de chance de l’emporter dans les luttes d’influence contre les autres Maisons. Si leur stratégie est bien celle que je suppose, alors ils cherchent à gagner de quasi vassaux à l’extérieur des terres de la nuit éternelle. A partir de ces bases, ils pourront dégager des revenus relativement sûrs, qui ne seront pas menacés par les dangers de leur pays, assassins, guerre, fauves et nuit. Ils disposent donc d’un appui qui peut donner l’avantage sur leurs adversaires. Dès lors qu’ils deviennent les nouveaux maîtres de Silvenige, ils pourront revendiquer ouvertement la main mise sur les villes qui n’étaient qu’assez secrètement leur allié.

- Mais ça peut durer des années ! s’exclama Violette

- Toi, tu ne feras jamais de politique ! plaisanta Lucas

- Sans doute que non, répondit Allicinde en souriant légèrement. Ces manœuvres sont sur le long terme, à l’échelle de plusieurs années. Mais en s’y prenant de la sorte, ils ont bon espoir de pouvoir rassembler une armée de Silvenige d’ici une dizaine d’années. A partir de là, unis, et disposant de l’appui de plusieurs cités intermédiaires mais fortes et situées tout autours de Passifloriane, ils ont de bonnes chances de pouvoir mener une conquête efficace de l’ensemble de la région.

- Mais le Rangar et Samar ne laisseront pas ça se faire ! protesta Violette

- Samar… répéta Arsin. Pour l’état dans lequel se trouve leur propre gouvernement ! Le roi est une espèce de débauché qui est à moitié fou à ce qu’il paraît. Le pays ne tourne que parce que le Premier Ministre et le Maître Espion s’entendent bien et se partagent les tâches, l’un pour les affaires de la vie quotidienne et l’autre pour la sécurité et l’entente internationale. Ils manquent cruellement de généraux expérimentés et dévoués dans leur entourage.

- J’avoue que vous m’impressionnez, nota Allicinde. C’est plutôt rare de rencontrer des Inquisiteurs aussi au fait de la géopolitique…

- Puisque nous sommes dans la nuit des révélations, répondit Arsin, autant que je vous dise tout de suite, je ne suis pas Inquisiteur. J’ai été accusé de meurtre, à tort, dans la région forestière à l’est de la Cité du Corbeau. L’Inquisition a mené l’enquête et a pu me laver de tout soupçon. Malheureusement, et malgré la découverte du véritable meurtrier, la population persistait dans ses accusations premières. Vous connaissez le fameux « pas de fumée sans feu », et ces braves gens n’étaient pas loin de vouloir précisément mettre le feu qu’ils imaginaient pour me brûler vif. Méluard m’a incité à passer quelques temps ici. D’après lui, je serais à l’abri des tentatives de meurtres ! Mais quand je vois la fréquence avec laquelle on meurt par ici…

- Oui… Bon… Juste avant de causer des massacres de Sainte Myriam, on en était à faire les prédictions sur la fin du monde, reprit Violette. Enfin, la fin de Passifloriane je veux dire. A vous entendre, tout est déjà perdu d’avance !

- Non ! Certainement pas ! dirent en chœur Allicinde et Lucas.

- Alors quoi ? s’agaça Violette

- Eh bien… commença Arsin. Il semble que Phenal ait été déterminé à maîtriser toute l’affaire autours des bouleversements qu’il prévoyait de provoquer à Aven. Il aura contacté Omen, l’aura encouragé à gagner du terrain, à discréditer le gouvernement en place déjà globalement déconsidéré par une situation économique morne. Parallèlement à cela, il aura pris contact avec le parti Rauchendenstein, fait miroiter une prise certainement intéressante et exposé le moyen d’y parvenir. Nous n’aurons pas de certitudes sur ce qui s’est passé à moins d’avoir des témoignages de l’une ou l’autre partie, ou bien d’observateurs autres à Passifloriane. Je pense qu’il est crédible d’imaginer que Phenal aura fourni à son interlocuteur le globe de communication qui a permis de guider les mercenaires des montagnes. Sans doute l’argent nécessaire aura-t-il été avancé par le mystérieux interlocuteur… Peut-être même s’agissait-il déjà à l’époque de Maître Lucinde ?

- Donc, comme nous le savons déjà, continua Lucas, Honau est mort parce qu’il avait vu quelque chose trop tôt, en l’occurrence la présence d’une troupe armée. Juste avant de mourir il a eu le temps d’écrire à un poste militaire avancé près de la frontière dans les montagnes. Reste à savoir si les éclaireurs que le fort a envoyé sur place ont repéré quelque chose. Le plus sage serait d’écrire dès aujourd’hui pour les prévenir de la situation et d’insister sur la présence réelle d’une troupe armée dans les environs du site archéologique qu’avait commencé à fouiller Honau.

- La suite est typique d’un homme qui était sous la pression et n’avait pas l’habitude de gérer ça, commenta Arsin. Quand Honau est venu lui dire qu’il voulait enquêter sur l’origine du globe de communication en relation à celui des mercenaires, Phenal a plus ou moins paniqué. Avec la venue imminente de son complice et financier Lucinde, il a dû vouloir éradiquer le problème.

- … Pauvre Eginard… être tué pour si peu, murmura Violette

- Il s’en est ensuivi la mort du professeur Vangrance, compléta Lucas. Il avait deviné que Phenal avait tué, mais sans doute pas l’importance des enjeux.

- Et cet abruti de cafard de Thibotin s’est bien sûr laisser embobiner, grinça Violette. Phenal s’est arrangé pour que l’autre abruti sabote la cage de la bête pendant que je pouvais témoigner qu’il était en discussion avec Vangrance. Comment il a fait pour que Thibotin se mouille une seconde fois, ça… »

 Les quatre demeurèrent un moment silencieux après leur bilan des faits connus ou supposés. Phenal et la délégation de Silvenige étaient partis, certainement en direction d’Aven ? Que pouvaient-ils faire contre un coup de force mûrement préparé ?

« Très bien, conclut Allicinde. Il n’y a pas plus de temps à perdre. Je vais rester à Sainte Myriam pour envoyer plusieurs lettres avertir les forts frontaliers et les autorités de Passifloriane. Il faudra que quelqu’un gère la crise et j’imagine mal notre doyen en être capable. La seconde priorité est à mon sens d’envoyer un cavalier à Aven dès que le jour se lèvera. Phenal fait route de nuit, et il est possible qu’il se dirige vers la grotte reliée à la ville, ce qui allongera sans doute les distances qu’il devra parcourir. Avec un bon cheval et en changeant au besoin de monture aux relais de poste, notre cavalier aura de bonnes chances d’arriver avant Phenal.

- Je peux le faire, répondit Lucas, je suis plutôt bon cavalier et je connais un chemin de traverse qui passe dans le sous-bois, j’irais bien plus vite que par la route principale, au moins sur ce tronçon.

- Tu es sûr de ton coup ? lui demanda Violette. Ce serait quand même vraiment bête de porter un message de Madame de la Tour Blanche au nom de l’université de Sainte Myriam, et de passer une semaine en forêt à tourner en rond !

- Merci de ta confiance, plaisanta Lucas.

- Il se peut que ces mesures ne suffisent pas, murmura Arsin assez fort.

- Que suggérez-vous alors ? l’interrogea Allicinde

- Moi et Violette utiliserons la clef de refuge pour nous rendre dans la tour du Deuxième Cadran à travers le monde spectral.

- … N’est-ce pas dangereux ? s’inquiéta Lucas

- … Dis donc, le monde spectral, de toute évidence, ce n’est pas toi qui a eu la joie de le visiter récemment, grogna Violette, peu réjouie à l’idée de risquer se perdre encore une fois.

- Vous savez ce que vous faites ? ajouta Allicinde

- J’ai un peu d’expérience dans le domaine, j’ai surtout appris en étudiant le versant des ombres de la magie élémentaire. Un lieu totalement influencé par les émotions… Non, je ne m’inquiète pas. Mais, Violette, si tu veux rester ici…

- Vas-y, traite-moi de poule mouillée, je ne dirais rien ! protesta l’intéressée. Je sais pourquoi j’ai bien envie de remettre la main sur Phenal, une affaire que je prends personnellement maintenant… Madame de la Tour Blanche et Lucas sont certainement deux idéalistes politiques, je ne critique pas, hein ! Mais toi, qu’est-ce que tu as à gagner dans cette affaire ?

- Objectivement ? Pas grand-chose, admit Arsin. Mais je viens d’une région où plusieurs meurtres ont été commis, et à peine j’arrive ici, ça recommence ! J’ai écrit une lettre à Méluard pour lui dire que les choses vont mal à Sainte Myriam, mais je doute que ça suffise pour me blanchir une bonne fois pour toute. Si nous ne mettons pas un clair fin mot à cette histoire, je serais constamment poursuivi de toutes sortes de soupçons. Jamais je ne pourrais vivre en paix, il faudrait que je quitte le pays, que j’aille en Silvenige ou quelque chose du genre…

- Bon, d’accord… accepta Violette. C’est même à tout prendre une meilleure motivation que la vengeance contre deux tentatives de meurtre, surtout si on considère que le lascar n’est pas devenu moins dangereux depuis, au contraire… Admettons que j’accepte de t’accompagner dans le monde des ténèbres et des lumières de feux follets… Juste par curiosité, ton idée pour faire fonctionner la clef, c’est d’apparaître dans mon dos par surprise en criant : « Bouh ! » ? Je me vois mal avoir peur sur commande !

- Cette clef, expliqua Arsin, je l’ai un peu étudiée pendant que tu dormais tout à l’heure…

- Tout est sans dessus – dessous et toi, tu dormais ?! s’étouffa Lucas

- Oui, oui… passons… fit Violette peu encline à expliquer dans quel état pitoyable elle avait été en sortant du monde spectral pour la première fois.

- … Pour faire court, continua Arsin, elle peut-être déclenchée par la peur de qui la porte et volontairement en un lieu qui a été lié au Deuxième Cadran auquel elle est reliée. Le problème est que nous ne connaissons pas le lieu de sortie initialement prévu par les réfugiés d’Aven. En revanche, nous savons que la pauvre Élisabeth, voilà une vingtaine d’année est arrivée directement dans une grotte ou un autre lieu sombre des environs. Je ne serais vraiment pas étonné qu’il demeure sur place comme une sorte d’empreinte dans le monde spectral. Là où a abouti Élisabeth se trouve l’équivalent d’une sortie de tunnel. Prenons-le, il nous conduira directement à bon port.

- Question bêtement pratique, intervint Violette. Comment savoir où est arrivée Élisabeth ?

- Sans trop risquer de m’avancer, répondit Allicinde, je pense que c’est inscrit dans un registre d’archive du doyen, une sorte de journal de bord des événements importants de l’université. La venue d’Élisabeth était tellement inattendue, je serais étonnée que ceux qui avaient la charge de l’université ne l’aient pas noté. Très bien. Il est près de 01h00. Lucas, je vous rédige la lettre pour Aven et je la scelle du Sceau de Sainte Myriam. Cela devrait vous suffire pour être écoutés des officiers. Arsin, Violette, je vais de suite faire une recherche sur le possible lieu d’arrivée d’Élisabeth. Je vous préviendrais dès que j’aurais la réponse. Profitez encore un peu de la nuit pour vous reposer, la journée sera sans doute longue. »

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